Coupe du monde: Quand la politique joue au soccer ⚽
C’est la Coupe du monde de soccer cet été! Et quand 48 pays aux relations compliquées participent au même événement, le sport et la politique se rencontrent inévitablement! Voici comment.
Traitement différent pour l’Iran
Dimanche dernier, l’Iran a été éliminé de la Coupe du monde par l’Autriche. Ça a marqué la fin d’un parcours semé de tensions politiques. C’est parce que l’Iran est en guerre contre les États-Unis, où se déroulent certains matchs.
Normalement, le gouvernement américain interdit aux Iraniens d’entrer dans son pays. Il a fait une exception pour la Coupe du monde: l’équipe de soccer de l’Iran, ses entraîneurs et quelques employés ont pu y disputer leurs trois matchs.
Le hic? Ils n’avaient pas le droit de dormir aux États-Unis! Ils devaient donc s’envoler vers le Mexique après chaque match pour faire dodo! Autre conséquence: moins de supporters dans les gradins, puisque les fans et les journalistes iraniens n’ont pas pu entrer au pays. On peut imaginer que tout cela a affecté la performance de l’Iran.
Un uniforme interdit
Juste avant le début du tournoi, l’équipe d’Haïti a été obligée de changer son uniforme. Pourquoi? La FIFA, qui organise la Coupe du monde, trouvait que le design du chandail était trop politique. On y voyait une scène de la guerre d’indépendance haïtienne, qui s’est déroulée en 1803.
L’entreprise qui a conçu le maillot, Saeta, a accepté de le modifier, tout en déclarant que son intention n’était pas de passer un message politique, mais de «rendre hommage aux hommes et aux femmes qui contribuent chaque jour au futur d’Haïti».
Un arbitre coincé
Omar Abdulkadir Artan
La Somalie ne s’est jamais qualifiée pour la Coupe du monde. Mais cette année, pour la première fois, l’un de ses arbitres a été sélectionné pour juger les matchs: Omar Abdulkadir Artan, désigné meilleur arbitre d’Afrique l’an dernier.
Le 4 juin, l’arbitre est arrivé à Miami, aux États-Unis. Mais après de longues heures d’interrogatoire, il a dû virer de bord. Les douanes lui ont interdit d’entrer au pays! La raison? Selon les autorités américaines, il aurait des liens avec des groupes terroristes. Il affirme que c’est faux. Un journaliste du New York Times suggère même qu’il a été confondu avec un autre homme au nom très similaire.
Omar pense que la vraie raison de son exclusion, c’est que les États-Unis n’aiment pas son pays. L’an dernier, le président américain Donald Trump a insulté les migrants somaliens, en les traitant de «déchets».
Petit réconfort: à son retour dans son pays, une centaine de personnes l’attendaient pour le soutenir et l’accueillir!
Une Fierté qui dérange
Seattle, c’est une des villes des États-Unis qui accueillent la Coupe du monde. Il y a deux ans, elle a décidé que le match du 26 juin 2026 serait le «match de la Fierté LGBTQ+». C’était bien avant qu’on sache quelles équipes allaient s’affronter cette journée-là.
Puis, un tirage au sort a décidé qui participerait: l’Égypte et l’Iran. Ce sont deux pays où l’homosexualité n’est pas tolérée. En Iran, c’est même un crime passible de la peine de mort. Ce hasard n’a vraiment pas fait leur affaire, et les équipes ont demandé que les célébrations en lien avec la Fierté soient annulées. Ce qui a été refusé.
Le «match de la Fierté» s’est finalement déroulé sans accroc. Dans les gradins, on pouvait voir trois drapeaux: ceux de l’Égypte, de l’Iran et des communautés LGBTQ+! Et parlant de célébrer l’égalité… le match s’est conclu avec un score de 1-1!
Et toi, penses-tu que la politique et les relations entre les pays devraient avoir des conséquences sur le sport?
Sources: Associated Press, TIME, The New York Times, Agence France-Presse, Reuters, Al Jazeera
