Francis et Isabelle te parlent de la Journée de la vérité et de la réconciliation
Le 30 septembre, c’est la Journée de la vérité et de la réconciliation. C’est une journée pour se souvenir des enfants autochtones qui ont été envoyés dans des pensionnats, et pour réfléchir à la façon dont on peut mieux se comprendre et avancer ensemble.
Pour cette occasion, j’ai eu la chance de discuter avec plusieurs personnes autochtones. Je leur ai posé deux questions: que représente le 30 septembre pour elles? Et comment les jeunes peuvent-ils participer à la réconciliation? Voici les réponses de Francis Verreault-Paul, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, et Isabelle Chapadeau, enseignante et créatrice de contenu!
Francis Verreault-Paul
Francis Verreault-Paul est un innu né à Mashteuiatsh, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Depuis février, il est le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, un regroupement des chefs des 43 communautés des Premières Nations du Québec et du Labrador. Il est leur porte-parole auprès des gouvernements.
Pour toi, qu’est-ce que signifie la journée du 30 septembre?
Pour moi, le 30 septembre représente d’abord et avant tout une histoire qui est encore bien présente dans nos communautés: celle des pensionnats et de leurs conséquences. C’est une journée importante qui invite les gens à en discuter ensemble, à raconter cette partie de notre histoire, même si elle est difficile à entendre, et à mieux comprendre la réalité des Premières Nations et des Inuits aujourd’hui. Au fil des générations, on va apprendre à mieux vivre avec cette histoire, sans l’oublier, et à continuer d’avancer.
Comment un enfant peut-il participer à la réconciliation et être un bon allié des Autochtones?
D’abord, si tu peux porter un chandail orange, ce serait vraiment bien, puisque c’est le symbole de cette journée. Tu peux aussi regarder quelles activités sont organisées près de chez toi, dans ton école ou dans ta communauté. C’est une journée de recueillement, mais aussi de partage.
Isabelle Chapadeau
Tu reconnais peut-être ce visage? Il s’agit de notre collaboratrice Isabelle Chapadeau, une Inuk qui habite dans le Nord du Canada.
Pour toi, qu’est-ce que signifie la journée du 30 septembre?
Le 30 septembre a pris un autre sens pour moi depuis que j’ai commencé à enseigner, il y a deux ans. C’est une occasion d’enseigner notre histoire à mes élèves innus et de leur faire découvrir les réalités de notre communauté. C’est un moment pour réfléchir à notre passé, notre présent et notre avenir, mais aussi pour nous rassembler et poser des gestes concrets. Par exemple, la semaine dernière, nous avons organisé un déjeuner communautaire pour créer un moment de partage!
Et toi, pourquoi penses-tu que c’est important de parler de cette journée?
