Il est une fois: Le biologiste qui cueille ses idées dans les plantes
Frédérick Lavoie, journaliste et auteur, aime fusionner journalisme et littérature. Laisse-le te raconter un véritable récit à la manière d’un conte. Parfois, la réalité surpasse l'imaginaire!
Quand Olivier était petit, il ADORAIT les plantes et les fleurs! Toutes les fins de semaine, il allait se balader en forêt avec son frère et son père. Il passait alors beaucoup de temps à s’émerveiller devant leurs formes, leurs couleurs, leurs textures et leurs odeurs. Ces créatures étaient si différentes de lui, mais tout aussi vivantes!
Quand Olivier a dû choisir un domaine d’études, il a donc choisi la biologie.
Souvent dans ses cours, il devait essayer de comprendre les plantes et les fleurs à travers des formules mathématiques ou en analysant des procédés chimiques. Ça l’ennuyait beaucoup. Mais quand il pouvait les admirer dans un microscope, ou lorsqu’un professeur racontait comment les végétaux bougent, se nourrissent, se protègent et poussent, Olivier était très attentif.
Après avoir accumulé plusieurs diplômes, Olivier a participé à une recherche importante avec d’autres chercheurs et chercheuses. En équipe, ils ont prouvé quelque chose d’important: contrairement à ce que les biologistes pensaient depuis très très longtemps, les végétaux ne cherchent pas à tout prix à pousser toujours plus. En fait, plus ils grandissent… moins ils veulent grandir! Car les plantes comprennent que plus elles sont grandes et grosses, plus il leur sera difficile de survivre durant les périodes où il y a moins d’eau et moins de soleil.
Bref, Olivier et ses collègues ont démontré que les plantes sont intelligentes… et sages!
Plus Olivier observait les plantes, plus il se disait que les humains avaient des leçons à apprendre d’elles.
Depuis des milliards d’années, les plantes transforment les rayons du soleil en énergie à travers un processus appelé la photosynthèse. Mais ce processus n’est efficace qu’à 1%, constatait Olivier. C’est-à-dire que les plantes n’arrivent pas à capter 99% des rayons qui se rendent à eux.
Si elles avaient vraiment voulu tirer un maximum d’énergie du soleil, pensait Olivier, leurs feuilles auraient évolué au fil du temps pour devenir… noires, comme des panneaux solaires.
Mais pourquoi les feuilles sont-elles restées vertes? Parce que cette couleur leur permet de mieux s’ajuster aux changements de température et aux autres imprévus de la nature. Avec des feuilles noires, elles auraient été plus performantes, mais plus fragiles. Trop de rayons et elles auraient brûlé!
Les plantes ont donc choisi d’être moins performantes, mais plus «robustes», c’est-à-dire plus capables de s’adapter aux différentes variations dans leur environnement.
Un jour, Olivier a participé à un grand événement international où étaient réunis des artistes, des scientifiques et d’autres gens qui cherchaient des solutions aux problèmes de la planète.
Avec sa passion habituelle, il a raconté à des artistes comment le choix des plantes de favoriser la robustesse plutôt que la performance était génial.
«Mais pourquoi les humains ne s’inspirent pas des plantes?», ont fait remarquer les artistes à Olivier.
Des humains robustes plutôt que performants? «EURÊKA!» s’est exclamé Olivier.
Depuis, Olivier écrit des livres et donne des conférences pour convaincre les humains d’être un peu plus comme les plantes. Moins efficaces, moins performants, moins gourmands, mais plus solides sur leur tige et donc plus résistants face aux grands changements à venir, comme ceux du climat.
Et étonnamment… beaucoup de gens l’écoutent!
Plusieurs veulent devenir aussi sages qu’une plante!
Cette histoire est bien vraie! Olivier Hamant est un biologiste qui habite et travaille dans la ville de Lyon, en France, où Les As de l’info l’ont rencontré récemment. Il nous a confié qu’après avoir longtemps eu peur pour l’avenir de la vie sur Terre, il est maintenant plutôt optimiste. Il croit en effet que de plus en plus d’humains comprennent qu’ils devront devenir robustes plutôt que performants pour continuer d’habiter sur leur planète.
Et toi, est-ce qu’une plante ou un animal t’a déjà appris quelque chose?
