Les histoires des Premières Nations entrent dans les classes
Savais-tu que les élèves du Québec vont maintenant lire des livres écrits par des auteurs et des autrices autochtones dans leurs cours de français? C’est une super bonne nouvelle! Ça me rend très heureuse, parce que pendant longtemps, ces livres-là n’étaient presque jamais lus à l’école. Pourtant, ils ont tellement de belles choses à enseigner. Laisse-moi te raconter.
Pourquoi c’est important?
Les histoires, ça ne sert pas juste à nous amuser. Elles nous aident à mieux comprendre les autres, à découvrir différentes cultures, mais aussi à voir le monde autrement. Quand on lit un livre écrit par une personne des Premières Nations, on entre dans son univers, sa culture, ses traditions, son lien avec le territoire, mais aussi sa langue.
Et pour les jeunes Autochtones, c’est encore plus fort, parce qu’ils peuvent enfin se reconnaître dans ce qu’on leur demande de lire. Ils peuvent dire: «Cette histoire me ressemble. Ça parle de chez nous.»
Mais attention: un seul livre ne suffirait pas pour décrire les réalités de tous les Autochtones. Au Québec seulement, on compte 11 nations autochtones, et elles ont toutes des cultures et des récits bien différents. Il faut aussi que les profs soient assez bien outillés pour expliquer ces histoires-là avec respect.
Voici quatre beaux livres pour te familiariser avec les histoires autochtones:
Nutshimit: Un bain de forêt, de Melissa Mollen-Dupuis, illustré par Élise Gravel
Ce livre nous fait découvrir la forêt du point de vue innu. On y apprend que le territoire, c’est un guide, un endroit qui nous parle et qui nous enseigne.
Nish : le Nord et le Sud, d’Isabelle Picard
Ce livre jeunesse suit Léon et Éloïse, des jumeaux innus. Le roman aborde le territoire, l’identité, le hockey, la famille et les injustices vécues par les Premières Nations. Je le recommande parce qu’il permet de mieux comprendre ces réalités à travers une histoire touchante et actuelle.
Je ne suis pas un numéro, de Jenny Kay Dupuis et Kathy Kacer, illustré par Gillian Newland
Celui-ci raconte l’histoire d’Irene, une fillette autochtone forcée d’aller au pensionnat, où on lui enlève sa langue et même son nom. Inspiré d’une histoire vraie, le livre permet de comprendre, avec des mots simples, ce que les enfants autochtones ont vécu. Je le recommande parce qu’il aborde une page sombre de l’histoire du Canada avec humanité et aide les jeunes à réfléchir au respect, à la dignité et à la mémoire.
Le chandail orange de Miya, de Wanda John-Kehewin et Erika Rodriguez Medina
Ce livre raconte l’histoire d’une fillette autochtone qui ressent de la peur après avoir entendu parler des pensionnats à son école. Je le recommande parce qu’il aborde cette partie de l’histoire avec douceur et aide les enfants à comprendre l’importance de se souvenir, sans les effrayer.
Et ce n’est pas tout… roulement de tambour!!!!
J’ai quelque chose de très spécial à te partager: j’ai écrit un conte pour les jeunes de 8 à 12 ans! Mon livre sortira bientôt. Il parle de caribous, de rêves, de liens avec le territoire, et surtout, de ce qu’on peut se transmettre entre générations. J’ai hâte que tu puisses le lire, et j’espère qu’il pourra, lui aussi, se retrouver dans ton école. J’ai tellement hâte de te le faire découvrir!
Et toi, si tu pouvais écrire un livre sur un aspect de ta culture ou de ta famille, qu’aimerais-tu raconter ?
